Vous imaginez que c’est un chien ?
Un chien errant, maigre comme une ombre, recroquevillé dans une poubelle.
Je l’ai découvert en sortant les ordures.
Dès qu’il m’a aperçu, il a reculé.
La peur se lisait sur tout son corps.

Ses os saillaient sous sa peau. Il s’est recroquevillé en boule, comme pour se cacher.
Je lui ai jeté de la nourriture. Il n’a pas osé y toucher.
J’ai dû la laisser là et m’éloigner.
Le lendemain, je suis revenu avec de la saucisse,
coupée en petits morceaux, mélangée à du riz cuit.
Il était de nouveau caché derrière les ordures, abattu et épuisé.
Quand il a vu la nourriture, il s’est léché les babines.

La faim était plus forte que la peur.
J’ai posé la gamelle et je me suis éloigné.
Après une longue pause, il s’est approché furtivement
et a mangé avec avidité, de grosses bouchées, sans s’arrêter une seconde.
La gamelle était vide en un rien de temps.
Puis il a disparu dans les ordures.
Je revenais sans cesse.
Des œufs. Du jambon. Du porridge chaud.
À chaque fois, il prenait un peu plus de courage.
Un bruit soudain, celui d’une voiture qui passait, l’a fait se cacher à nouveau.
La peur le paralysait encore.
Un jour, je ne le trouvai plus.
Je le cherchai partout, le cœur battant la chamade.
Lui était-il arrivé quelque chose ?
Je lui laissai de la nourriture et de l’eau et priai pour qu’il revienne.
Plus tard, ma famille et moi le trouvâmes affalé dans les hautes herbes.
Ses pattes étaient prises dans des lianes. Il ne pouvait plus bouger.
Il y avait des traces de l.u ŧte au sol.
Il découvrit ses dents, haletant de t.e ŕreur.

Il n’avait rien mangé de la journée.
Nous le soulevâmes délicatement et le ramenâmes à la maison.
Une boîte en carton lui servit d’abri.
Pour la première fois, il était en sécurité.
Je préparai un repas chaud, lui donnai des médicaments et célébrai ce moment en silence.
Je l’ai appelé Buddy.
À partir de ce moment, il n’était plus un chat errant.
Ses repas étaient devenus petits mais fréquents.
Il a peu à peu repris des forces.
La confiance s’est installée doucement.
Il suivait les pas. Il sortait quand il sentait de la nourriture.
J’ai mis de vieux vêtements dans sa boîte pour lui faire un nid douillet.
Plus tard, je l’ai trouvé endormi dessus.
Recroquevillé. Paisible. Pour la première fois.

Des personnes bienveillantes l’ont aidé avec des coussins et des provisions.
Il a été traité contre les parasites.
L’odeur a disparu.
Les bains étaient effrayants au début,
puis apaisants.
À l’hôpital, les examens ont révélé une lésion à la patte
nécessitant une intervention chirurgicale.
Pendant chaque examen, Buddy est resté calme.
Courageux. L’opération a suivi. La convalescence a commencé.
Pansements. Médicaments. Douces paroles d’encouragement.
Il tremblait, mais ne p.l ℮urait jamais.
Lentement, il a repris des forces.
Son pelage a commencé à repousser.
Son regard s’est adouci.
Avec de l’entraînement et du soutien, il a commencé à se tenir debout.
D’abord, juste un instant.
Puis plus longtemps.
Quand j’ai enfin ramené Buddy à la maison, il n’était plus le chien de la décharge.
Il était aimé. Protégé. Plein d’espoir.
En quelques semaines seulement, sa vie a complètement changé.
L’histoire de Buddy continue de s’écrire.
Mais une chose est sûre : l’amour, la patience et la bienveillance ont transformé son destin.

Et ce n’était que le début 🤍
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